Commune du Coeur de Beauce

Pré-Histoire

Pré-Histoire

Nos ancêtres les Louvillois, par D.Jalmain.
« Nous ne saurons certainement jamais quand le premier homme ou la première ébauche d’homme est venu glaner quelque chose à manger sur nos terres louvilloises.
Il y a 2 millions, 1 million d’années ?
Le limon des plateaux, les faibles encoches des maigres rivières n’ont pas u piéger un quelconque témoignage de son passage.
Rien à voir avec ces énormes couches d’alluvions entassées et creusées de l’Afrique orientale.
Le Louvillois avant l’histoire a pourtant existé.

Des agriculteurs, depuis longtemps sans doute, ont ramassé sur les labours des témoins de l’activité de nos lointains ancêtres, témoins vieux de cinq mille à huit mille ans.
Pierres mystérieuses, silex taillés, polis.
Pierres à foudre, les silex font des étincelles quand on les frappe et sentent la corne brûlée.
Une belle hache de pierre polie pouvait être jadis scellée dans le mur des habitations pour protéger ses hôtes des maléfices.
Aujourd’hui, les belles trouvailles sont rares.
La moisson en a été faite depuis longtemps au hasard d’une plongée de soc chanceuse.
Même brisés par le bandage des roues maintenant le poids des engins, les outils du beauceron d’hier offrent un grand intérêt archéologique.
Un fragment auquel on ne s’attendrait pas peut reporter en arrière, dans le temps, à des dizaines de millénaires.
Notre petit coin de Beauce est très pauvre en monuments mégalithiques, dolmens, menhirs…
Si l’on se reporte aux répertoires récents, on voit qu’ils ne sont pas très loin, à quelques heures de marche, mais pas ici. Les hommes de la préhistoire stationnaient près des rivières, mais leur aire de vie était nécessairement plus vaste.
Si l’on en juge par ces trois beaux outils de pierre, le poignard, l’herminette, la hache, on ne se déplaçait pas sans ses instruments familiers et utiles.
Ces trouvailles de surface ne sont malheureusement pas suffisamment localisées.
C’est dommage, car une recherche plus poussée aurait permis de savoir (peut-être…) si l’homme de la préhistoire s’était déjà établi du côté d’Herville, de Bennechèvre ou d’Auvilliers : quelques os façonnés, quelques tessons de céramiques, des traces de foyer…
On peut donc tout juste dire qu’à la fin de l’époque « néolithique », il y a quatre à cinq mille ans, notre terroir était fréquenté, sinon habité, par des chasseurs et des défricheurs.
L’élevage domestique, l’agriculture, la poterie, le tissage existaient déjà.
On vivait en communauté dans de longues bâtisses de bois et de torchis, couvertes de roseaux ou de chaume.
On enterrait les morts sous les dolmens ou à côté, aussi dans de grandes tombes collectives.
Ailleurs, d’autres peuplades commençaient à fondre le cuivre, le bronze.
Le commerce était pratiqué, le troc. Ainsi nos silex n’étaient pas d’ici, mais achetés sur quelque marché régional ou vendu par quelque colporteur. »

A visiter :
Le jardin de la préhistoire à Auneau (20kms) http://prehistoire-et-histoire-du-pays-de-auneau.fr/
Le site est géré par une association loi 1901 de 80 membres sous la direction de Michel Laurent.
Il accueille quelques 7000 visiteurs par an. Les visites ont lieu de mai à septembre le dimanche à 15 heures et en juillet/août le samedi et le dimanche.
Visites en semaine réservées aux écoles et centres de loisirs. On peut aussi louer les lieux pour des évènements familiaux ou autres. jardindelaprehistoire@gmail.com – 02 37 33 11 04 – 02 37 31 75 80 –

Maison de l’archéologie de Chartres (30 kms) http://archeologie.chartres.fr/